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La game change selon ce que tu vends.

  • Jean-Pierre Cantin
  • 16 mars
  • 3 min de lecture

Soyons honnêtes. Une vidéo bien faite d'une poutine qui fume, filmée sous le bon angle, avec la bonne lumière ça peut faire exploser les réservations d'un restaurant.


Une publication, quelques partages, et la salle est pleine le vendredi soir.


Est-ce que c'est de la stratégie vidéo? Techniquement, oui.


Est-ce que c'est suffisant pour tout le monde? Absolument pas.


Et comprendre pourquoi, c'est comprendre comment la vidéo fonctionne vraiment.


Le risque perçu change tout


Quand quelqu'un voit cette vidéo de poutine et décide d'essayer le restaurant, qu'est-ce qu'il risque? Quinze piasses et quarante-cinq minutes de sa soirée. Si c'est décevant, il n'y retourne pas. Fin de l'histoire.


Le risque est faible. La décision est rapide. Une seule vidéo émotionnelle, au bon endroit, suffit à déclencher l'action.


Maintenant, mettez-vous à la place d'un dirigeant de PME qui magasine un partenaire pour refaire son image de marque, implanter un système de gestion, ou mandater une firme pour une stratégie de contenu vidéo sur 12 mois.


Ce qu'il risque, c'est du temps, de l'argent, et la crédibilité de ses décisions devant son équipe ou ses associés.


Ce client-là ne va pas appuyer sur "acheter" après avoir vu une belle vidéo de 60 secondes.


Il va chercher. Il va lire. Il va regarder. Il va comparer. Et il va se poser une tonne de questions avant de lever le téléphone.


Plus le risque est élevé, plus le chemin est long


C'est mécanique. Plus la décision est importante en argent, en temps, en engagement plus l'acheteur a besoin d'information avant d'agir. Il ne cherche pas juste à être impressionné. Il cherche à être rassuré.


Rassuré que vous comprenez son industrie. Que vous avez déjà livré des résultats concrets. Que votre processus est clair et prévisible. Que les gens qui ont travaillé avec vous ne le regrettent pas. Que le risque qu'il perçoit est plus petit que celui qu'il imagine.


Une seule vidéo ne peut pas faire tout ça. Pas parce qu'elle est mal faite mais parce que ce n'est pas un problème de qualité. C'est un problème de volume d'information nécessaire pour franchir le seuil de confiance.


C'est là qu'on parle d'écosystème


Pour les produits et services complexes ceux où la décision prend du temps, implique plusieurs parties prenantes, et représente un engagement significatif il faut plusieurs pièces de contenu, placées aux bons endroits sur le parcours de l'acheteur.


Une vidéo qui explique concrètement comment vous travaillez. Des témoignages de clients qui ressemblent à ceux que vous voulez attirer. Une capsule qui répond aux objections les plus fréquentes. Du contenu qui positionne votre expertise avant même que le client sache qu'il a besoin de vous.


Chaque pièce répond à une question précise, à une étape précise du parcours. Ensemble, elles font tomber les barrières une à une et elles font ça en dehors de vos heures d'affaires, sans que vous ayez à répéter les mêmes explications à chaque appel.


Ce que ça veut dire pour vous


Si vous vendez de la poutine, une belle vidéo bien placée peut suffire. Franchement.


Mais si vous vendez un service professionnel, une solution sur mesure, un engagement qui s'étale sur des semaines ou des mois vous n'êtes pas dans la même game.


Vos clients ont besoin de plus pour décider. Et si ce contenu n'existe pas, ils vont soit aller le chercher chez un concurrent qui l'a, soit décrocher le téléphone trop tôt, avec trop de doutes, et vous forcer à faire votre vente à partir de zéro à chaque fois.


L'écosystème vidéo, ce n'est pas un luxe pour les grandes entreprises. C'est la réponse logique à un problème réel. Vos clients ont des questions. Ils vont trouver des réponses quelque part.


Autant que ce soit vous qui les donniez.




JP


 
 
 

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